Interview mit Bürgermeister Haïdara, Kati, vom 3. Mai 2011

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Hamalla Haïdara, Maire de la Commune Urbaine de Kati : «J’invite tout le monde au travail et qu’on arrête avec les discours creux»
 
 
Grand démocrate au parcours atypique et acteur clé de l’histoire politique dans la ville de Kati, Hamalla Haïdara alias «Grand H», connu pour sa loyauté et son caractère légaliste, aura refusé, à trois reprises, le poste de Maire. Après 30 années de carrière politique aussi longue que riche, «Grand H» s’est forgé une solide réputation. Le 6 juin 2009, il a été élu à la tête du Conseil communal avec une majorité absolue face au Maire sortant, Yoro Ouologuem. Nous nous sommes entretenus avec lui sur l’actualité de Kati et du Mali, dans le cadre du lancement du N°00 de votre Bimensuel «Le Katois». Lisez!
 
 
Le Katois: Vous êtes aux affaires depuis le 6 juin 2009. Quel bilan tirez-vous à mi-chemin de votre mandat?
 
Hamalla Haïdara : Il est trop tôt de tirer un bilan, mais nous avons fait quelques réalisations qui augurent de meilleurs espoirs pour le développement futur et durable de la Commune de Kati. D’abord, nous avons rénové et pavé, grâce à l’implication personnelle du Président de la République , Amadou Toumani Touré et l’Agence pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes (APEJ), le marché de Kati. Ensuite, l’ancien abattoir n’est qu’un mauvais souvenir pour la population de Malibougou et les bouchers qui occupent déjà les nouveaux locaux aménagés. L’absence de la Protection civile était un véritable casse-tête pour la ville de Kati qui compte environ 200.000 habitants. Aujourd’hui, Kati dispose d’un poste de secours de la Protection civile (Sapeurs pompiers). En souvenir et en reconnaissance à ceux qui se sont battus pour l’indépendance, nous avons décidé de les immortaliser à l’occasion de la célébration des festivités marquant le Cinquantenaire de notre pays. Des rues, à travers la ville, ont été baptisées en leurs noms. Dans le cadre de l’assainissement, nous avons signé un accord avec l’entreprise Hamidou Kéïta qui s’occupe du nettoyage et du balayage des 5 km de goudron offerts par ATT. Sans la propreté, nous ne pouvons pas parler de santé. Avec la coopération entre la ville de Kati et son homologue allemande, nous avons lancé l’opération «Centrale d’énergie solaire» qui a commencé avec la Mairie. Elle sera étendue à d’autres quartiers, mais les techniciens allemands reviendront bientôt pour commencer les travaux d’installation pour le quartier de Hérémakono.
 
 
Dans le cadre du rapprochement de la Mairie aux usagers, nous avons construit trois Centres d’Etat Civil Secondaire qui sont tous opérationnels. Cet acte dénote la volonté de décentralisation et de la promotion féminine par les plus hautes autorités. Le personnel des trois Centres (Sananfara, Coco et Malibougou) est essentiellement constitué de femmes. Je pense qu’il ne faut pas qu’on fasse seulement des discours, il faut qu’on aille aux choses concrètes et c’est dans ce cadre que nous avons décidé de confier celui de Coco à une femme élue, Nènè Sanganré. Derrière le Centre de Santé de Référence Moussa Diakité, la salle de spectacle, tant réclamée par la population, est quasiment en finition. Même si elle paraît petite, mais un tient, vaut mieux que deux tu auras. Kati en avait tellement besoin et elle sera inaugurée dans quelques mois.
 
 
A la Mission , il n’y avait pas d’école publique ; nous sommes en train de construire trois classes avec un magasin et une Direction. Aussi, nous avons désenclavé la Mission II et nous avons tout gratté derrière les rails pour la rendre accessible. Le mois prochain, le projet de pisciculture sera lancé. Sept étangs ont été construits à cet effet et ils vont accueillir les alevins, c’est-à-dire, les petits poissons. Certes, nous ne disposons pas du fleuve Niger, ni du fleuve Sénégal, mais à travers ce programme de culture de poissons, nous sortirons de la tutelle de Bamako. On ne peut pas aspirer à un développement durable sans de telles initiatives. Nous avons également construit quatre hangars dans les marchés des quartiers de Coco, Sananfara et Malibougou. Ce n’est qu’un début, nous allons continuer progressivement avec les marchés d’autres quartiers. Sur le plan sanitaire, le CSCOM de Sananfara est fini et il a été équipé en matériels et en médicaments.
 
Le Katois: Monsieur le maire, vous venez d’évoquer plusieurs réalisations importantes. Quels sont, aujourd’hui, les chantiers qui vous tiennent à cœur et que vous comptez réaliser avant la fin de votre mandant?
 
Hamalla Haïdara: Parmi les grands chantiers, il y a les 6 classes construites par l’Association Sabougnouma dirigée par le 2ème Adjoint, Boubacar Traoré alias «Bouba». Sabougnouma a aussi construit la Maison Auto Promotion des Femmes et elle est déjà opérationnelle. C’est le lieu de les remercier. Aussi nous sommes à pied d’œuvre pour doter la ville d’infrastructures sportives digne de ce nom. Je ne suis pas sportif, mais il est inacceptable que les deux terrains (le Stade municipal Vincent Traoré et celui de Coco Plateau) ne soient pas gazonnés. Nous nous déploierons pour refaire ces stades. Il y a plusieurs autres chantiers à bâtir que nous n’évoqueront pas aujourd’hui et qui constituent des défis majeurs pour moi et mon équipe. 
 
Le Katois: Comment se portent le jumelage et la coopération internationale entre la ville de Kati et ses partenaires ?
 
Hamalla Haïdara: C’est vrai que le jumelage entre Kati et ses villes sœurs avait pris un coup au moral, mais la situation se normalise petit à petit. Aujourd’hui, nous avons un jumelage exemplaire avec les villes de Puteaux et de St-Sébastien. La ville de Puteaux vient, d’ailleurs, de nous octroyer deux camions bennes collecteurs pour l’évacuation des ordures. Les Allemands aussi font ce qu’ils peuvent. Ils vont bientôt construire la Maison des femmes à Farada et rénover et équiper le jardin de Noumorila, à côté de la Mairie. Donc , la coopération et le jumelage se portent très bien aujourd’hui.
 
Le Katois: Quel appel lancez-vous à la population de Kati?
 
Hamalla Haïdara: Chacun de nous est appelé à jouer sa participation pour aspirer à un développement durable de la ville de Kati. Cela passe, forcément, par le paiement des taxes et impôts ainsi que la TDRL. Un citoyen qui ne s’acquitte pas de ses impôts n’est pas un bon citoyen et il n’a pas droit à la parole. Aujourd’hui, sans exception, tout le monde doit contribuer au développement de la ville de Kati. Il n’y a pas que les élus municipaux seulement. Sans nous, personne ne viendra développer la ville de Kati à notre place. Donc, j’invite tout le monde au travail et qu’on arrête avec les discours creux.
 
Sur un autre plan, que pensez-vous de la nouvelle reforme institutionnelle que le Mali s’apprête à adopter à l’issue d’un referendum prévu avant fin 2011 ?
 
Hamalla Haïdara: La Constitution malienne avait besoin d’une cure de jouvence et de faire peau neuve. On n’a pas touché à certains articles, notamment, la mandature du président de la République. Elle est toujours maintenue à deux mandats de cinq ans. On a aussi procédé à de nouveaux découpages avec la création de nouveaux régions et cercles. Je pense que c’est une bonne chose, mais il faudrait qu’on tienne compte du caractère ethnique et qu’on ne fasse pas un découpage abusif au gré des politiciens. C’est très important.
 
Le Katois: Qu’est-ce-que vous pensez de cette initiative de création d’un bimensuel dénommé «Le Katois»?
 
Hamalla Haïdara: C’est une très bonne initiative qui mérite d’être soutenue et appuyée par la population de Kati dans sa globalité. Ce sera une tribune d’expression et d’information. Kati compte environ 200 000 habitants et il n’y a pas de journal à Kati. C’est incompréhensible, car de surcroît, Kati constitue un vivier important d’intellectuels au Mali. Pour réussir, il faut vraiment oser pour ne pas rester à l’état statique. J’en suis sûr, ce Journal contribuera à développer la lecture chez les jeunes. Je souhaite bon vent au Bimensuel «Le Katois». Notre soutien ne lui fera pas défaut !
 
Réalisé par Mamadou DIALLO «Mass» 
 
Le Katois
 
 
Hamalla Haïdara, Bürgermeister der Stadt Kati: "Ich fordere alle zur Arbeit auf und dass man mit dem hohlen Gerede aufhört."
 
 
Ein großer Demokrat auf untypischem Weg und Schlüsselfigur in der politischen Geschichte der Stadt Kati, Hamalla Haïdara alias "Grand H", bekannt für seine Loyalität und seinen geradlinigen Charakter, ihm wurde bei drei Anläufen die Position des Bürgermeisters verweigert. Nach 30 Jahren sowohl langer als auch reicher politischer Karriere hat sich "Grand H" ein solides Ansehen erworben. Am 6. Juni 2009 ist er mit absoluter Mehrheit gegen den ausscheidenden Bürgermeister, Yoro Ouologuem, an die Spitze des Stadtrates gewählt worden. Wir haben uns mit ihm über Aktuelles von Kati und Mali unterhalten, im Rahmen des Starts der Zweiwochenzeitung „Le Katois“ (Der Katíer). Lesen Sie!
 
Le Katois: Sie sind seit dem 6. Juni 2009 im Amt. Welche Bilanz ziehen Sie in der Hälfte Ihrer Amtzeit?
 
Hamalla Haïdara: Es ist zu früh, um eine Bilanz zu ziehen, aber wir haben einiges verwirklicht, das die besten Hoffnungen für die künftige und nachhaltige Entwicklung der Stadt Kati erwarten lässt. Zuerst, wir haben den Markt von Kati renoviert und gepflastert, dank des persönlichen Engagements des Präsidenten der Republik, Amadou Toumani Touré, und der Agentur für die Förderung der Beschäftigung junger Menschen (APEJ). Dann ist der ehemalige Schlachthof nur noch eine schlechte Erinnerung für die Bevölkerung von Malibougou und die Metzger, die den errichteten Neubau bereits in Anspruch nehmen. Das Fehlen des Zivilschutzes war eine echte harte Nuss für die Stadt Kati, die etwa 200.000 Einwohner zählt. Kati verfügt heute über eine Hilfestation des Zivilschutzes (Feuerwehr). In Erinnerung und Anerkennung für jene, die für die Unabhängigkeit gekämpft haben, haben wir beschlossen, sie anlässlich der Feiern zum fünfzigsten Jahrestag der Unabhängigkeit unseres Landes (im September 2010 – B. C.) zu verewigen. Straßen mitten in der Stadt sind auf ihren Namen getauft worden. In Bereich der Stadtreinigung haben wir eine Vereinbarung mit dem Unternehmen Hamidou Kéïta unterzeichnet, das sich mit dem Säubern und Fegen der 5 km Teerstraßen befasst, angeboten von ATT (Abkürzung des Namens des Präsidenten – B. C.)). Ohne Sauberkeit können wir nicht von Gesundheit sprechen. In Zusammenarbeit zwischen der Stadt Kati und dem deutschen Amtskollegen haben wir das Vorhaben "Solarenergiezentrale" auf den Weg gebracht, das mit dem Rathaus begonnen hat. Es wird auf andere Stadtteile ausgedehnt werden, aber deutsche Techniker werden bald zurückkehren, um die Installationsarbeiten für den Stadtteil Hérémakono zu beginnen.
 
Um die Stadtverwaltung näher an die Nutzer, die Bürger heranzubringen, haben wir drei Außenstellen für Standesämter gebildet, die alle einsatzfähig sind. Dieser Akt spiegelt den Willen der höchsten Verwaltungsbehörde hinsichtlich der Dezentralisierung und der Frauenförderung wider. Das Personal der drei Stadtteilzentren (Sananfara, Coco und Malibougou) besteht im Wesentlichen aus Frauen. Ich denke, man sollte nicht nur diskutieren, sondern konkrete Sachen angehen, und im Fall des Stadtteils Coco haben wir beschlossen, diesen einer gewählten Frau anzuvertrauen, Nènè Sanganré. Der Saal für Vorstellungen hinter dem Gesundheitszentrum, auf Hinweis von Moussa DIAKITE, sehr von der Bevölkerung gewünscht, ist fast fertig. Auch wenn er klein erscheint, aber einen jetzt zu haben ist besser als zwei, die du erst künftig haben wirst. Er wird in Kati dermaßen benötigt, und in ein paar Monaten wird er eröffnet werden.
 
Bei der christlichen Mission gab es keine öffentliche Schule; Wir sind gerade dabei, drei Klassenräume mit einem Lager und einer Verwaltung zu bauen. Außerdem haben wir die Mission II besser erschlossen und alles hinter den Schienen aufgeräumt um es begehbar zu machen. Nächsten Monat wird das Fischereiprojekt gestartet. Sieben Teiche sind für diesen Zweck gebaut worden und sie erwarten die Fischbrut, d. h. kleine Fische. Gewiss, wir verfügen weder über den Niger noch den Senegal-Fluss, aber durch dieses Programm der Fischzucht werden wir aus der Abhängigkeit von Bamako wegkommen. Man kann nicht eine nachhaltigen Entwicklung erstreben ohne solche Initiativen. Wir haben ebenfalls vier Lagerhallen in den Vierteln von Kokos, Sananfara und Malibougou gebaut. Dies ist nur ein Anfang, wir führen das schrittweise mit den Märkten andere Stadtteile weiter. Im Gesundheitsplan, das CSCOM (örtliches Gesundheitszentrum – B. C.) von Sananfara ist fertig gestellt und ist mit Geräten und Medikamenten ausgestattet worden.
 
Le Katois: Herr Bürgermeister, Sie haben mehrere wichtige Vorhaben erwähnt. Welche sind heute die Baustellen, die Ihnen am Herzen liegen und die Sie bis zum Ende Ihre Amtszeit verwirklichen wollen?
 
 
Hamalla Haïdara: Zu den wichtigsten Bauprojekten gehören die 6 Klassenräume von der Vereinigung Sabougnouma, geleitet vom 2. Beigeordneten, Boubacar Traoré alias "Bouba". Sabougnouma hat auch das Haus Selbstförderung der Frauen gebaut und es ist bereits in Nutzung. Das ist der Ort, ihnen zu danken. Auch sind wir an Ort und Stelle um die Stadt mit Sportinfrastruktur auszustatten, die diesen Namen verdient. Ich bin nicht sportlich, aber es ist inakzeptabel, dass die zwei Spielfelder (das städtische Stadion Vincent Traoré und jenes vom Plateau in Coco) nicht mit Rasenspielflächen ausgestattet sind. Wir stehen bereit, diese Stadien zu erneuern. Es gibt mehrere andere Projekte zu bauen, auf die wir heute nicht eingehen werden und die für mich und mein Team wichtige Herausforderungen darstellen.
 
 
Le Katois: Wie steht es um die Städtepartnerschaft und die internationale Zusammenarbeit zwischen der Stadt von Kati und seinen Partnern?
 
Hamalla Haïdara: Es stimmt, die Städtepartnerschaft zwischen Kati und ihren Schwesternstädten hatte Rückschläge, aber die Situation normalisiert sich allmählich. Heute haben wir eine beispielhafte Städtepartnerschaft mit den Städten Puteaux und St. Sébastien. Die Stadt Puteaux wird uns übrigens zwei Müllkipplaster für die Entsorgung von Abfällen bewilligen. Die Deutschen machen auch, was sie können. Sie werden bald das Frauenhaus Farada bauen und den Kindergarten Noumorila, gleich neben dem Rathaus, renovieren und ausstatten. Also, die Zusammenarbeit und die Städtepartnerschaften laufen heute sehr gut.
 
Le Katois: Welche Aufruf richten Sie an die Bevölkerung von Kati?
 
Hamalla Haïdara: Jeder von uns wird aufgefordert, sich an einer nachhaltigen Entwicklung der Stadt Kati zu beteiligen. Das bedeutet unbedingt die Zahlung von Steuern und Gebühren so wie die TDRL. Ein Bürger, der seine Steuern nicht begleicht, ist kein guter Bürger und er hat kein Recht auf große Reden. Heute müssen alle ohne Ausnahme ihren Beitrag zur Entwicklung der Stadt Kati leisten. Es gibt nicht nur die gewählten Stadtvertreter. Ohne uns wird niemand kommen, um die Entwicklung der Stadt Kati an unserer Stelle zu fördern. Folglich fordere ich alle zur Arbeit auf und dass man mit dem hohlen Gerede aufhört.
 
 
Auf einer anderen Ebene, was denken Sie über die neue Verfassungsreform, dass Mali sich vorbereitet, den Ausgang eines Referendums anzunehmen, das bis Ende 2011 geplant ist?
 
Hamalla Haïdara: Die malische Verfassung hat eine Verjüngungskur gebraucht und eine neue Haut. Man hat nicht bestimmte Artikel angefasst, insbesondere die Legislaturperiode des Präsidenten der Republik. Sie bleibt immer auf zwei Amtszeiten zu je fünf Jahren beschränkt. Man hat auch die neue Aufteilung mit der Schaffung der neuen Regionen und Kreise vorgenommen. Ich denke, das ist eine gute Sache, man sollte aber den ethnischen Charakter berücksichtigen und keine missbräuchliche Aufteilung nach dem Belieben der Politikern durchführen. Das ist sehr wichtig.
 
Le Katois: Was halten Sie von dieser Initiative, ein Zweiwochenblattblatt, genannt "Le Katois", zu kreieren?
 
Hamalla Haïdara: Es ist eine sehr gute Initiative, die verdient aufrechterhalten und von der Bevölkerung von Kati insgesamt unterstützt zu werden. Dies wird ein Forum der Meinungs- und Informationsfreiheit sein. Kati zählt etwa 200.000 Einwohner und es gibt keine Zeitung in Kati. Es ist unverständlich, denn obendrein stellt Kati eine wichtige Talentschmiede von Intellektuellen in Mali dar. Um Erfolg zu haben, muss man wirklich etwas wagen, um nicht im Status quo zu verharren. Ich bin darin sicher, diese Zeitung wird dazu beitragen, das Leseinteresse der Jugend zu fördern. Ich wünsche der Zweiwochenzeitung "Le Katois“ guten Wind. Unsere Unterstützung wird ihr nicht fehlen!
 
Regie: Mamadou DIALLO "Masse".
 
Le Katois